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Le ground rule double et ses variantes selon les stades

Kévin · 0

On entend souvent l'expression « ground rule double » quand une balle frappée disparaît dans un recoin du stade ou rebondit par-dessus la clôture. Mais que signifie-t-elle exactement ? Et pourquoi les règles peuvent-elles varier d'un stade à l'autre ?

La règle de base : l'automatic double

Dans la majorité des cas, ce qu'on appelle familièrement un « ground rule double » est en réalité un automatic double selon le règlement officiel. Il se produit lorsqu'une balle frappée en territoire fair rebondit et franchit la clôture du champ extérieur, ou se retrouve coincée dans un élément du stade rendant la balle injouable.

La conséquence est toujours la même : la balle est morte, le frappeur reçoit la deuxième base, et chaque coureur avance de deux bases à partir de sa position au moment du lancer.

Les situations les plus fréquentes

  • Une balle frappĂ©e au sol qui rebondit par-dessus la clĂ´ture du champ extĂ©rieur
  • Une balle qui se coince sous ou dans le rembourrage de la clĂ´ture
  • Une balle qui se loge dans le lierre (comme Ă  Wrigley Field)
  • Une balle qui rebondit dans les gradins après avoir touchĂ© le sol en territoire fair

Les vraies ground rules : les règles propres à chaque stade

Le terme « ground rules » désigne en réalité les règles spécifiques à chaque stade, établies avant le match par les arbitres et les équipes. Chaque parc ayant une architecture unique, il faut définir ce qui se passe quand la balle entre en contact avec des éléments particuliers du terrain.

Quelques exemples célèbres

Wrigley Field (Chicago Cubs). Le champ extérieur est couvert de lierre. Si une balle se loge dans le lierre et que le voltigeur ne peut pas la retrouver, il lève les bras pour signaler la situation. La balle est déclarée morte et le frappeur reçoit un double.

Fenway Park (Boston Red Sox). Le « Green Monster » — le célèbre mur de 11 mètres au champ gauche — possède un tableau d'affichage manuel avec des ouvertures. Si la balle se coince dans une de ces ouvertures ou sous le tableau, des règles locales spécifiques s'appliquent.

Tropicana Field (Tampa Bay Rays). Le stade couvert possédait des passerelles et des anneaux de soutien au plafond. Si une balle frappée en vol touchait l'un de ces éléments, le résultat dépendait de l'anneau touché et de la zone du terrain concernée — certains impacts donnaient un coup de circuit, d'autres une balle en jeu.

Oracle Park (San Francisco Giants). L'anse de McCovey Cove borde le champ droit. Les ground rules définissent précisément la ligne de démarcation entre un coup de circuit et une balle en jeu le long de la clôture d'arcade.

La frustration du double automatique

Le double automatique est souvent une source de frustration pour l'équipe en attaque. Imaginons un coureur à la première base qui court à toute vitesse sur un coup frappé le long de la ligne. Sans le rebond par-dessus la clôture, ce coureur aurait probablement marqué. Mais comme la balle est morte, il ne reçoit que la troisième base (deux bases d'avance). Le point est perdu.

À l'inverse, la défense peut parfois bénéficier du double automatique : un coup qui aurait roulé jusqu'au mur et permis au frappeur d'atteindre le troisième base est limité à un double.

Comment les ground rules sont établies

Avant chaque série, les arbitres rencontrent les deux gérants pour passer en revue les ground rules du stade. Ces règles sont listées dans un document officiel propre à chaque parc. Elles couvrent notamment les zones hors-jeu, les éléments architecturaux (poteaux, câbles, toits rétractables), les filets de protection et les lignes de démarcation.

En cas de situation non prévue par les ground rules, l'arbitre en chef tranche selon son jugement, en s'appuyant sur l'esprit des règles générales.


Prochaine lecture suggérée : La règle du frappeur désigné (DH) et son histoire

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